AccueilLes stations d'epuration

Les stations d'epuration

 Station d'épuration de Sainte-Verge
  • Mise en service en 1990

Station d'épuration Sainte-Verge

Les effluents de l’Agglomération (composés à la fois d’eaux usées domestiques, d’eaux usées industrielles et d’eaux pluviales) sont traités à la station d’épuration de Sainte-Verge. Cette dernière est une station de type boues activées à aération prolongée. Sa capacité est estimée à 35 000 équivalents-habitants. Elle est dimensionnée pour éliminer 85 % de la pollution carbonée et 90 % de la pollution azotée et phosphorée.

Schéma sur le parcours d'épuration de l'eau

Les effluents en provenance des postes de refoulement de Crevant et du Patis (1), sont collectés dans le bassin tampon de Vrines (2), en amont de la station, situé sur le site de l’ancienne station d’épuration de Vrines. Une bâche recouvre le bassin tampon pour recueillir les gaz que dégagent les eaux usées. Ces gaz sont dirigés vers un filtre composé de charbon actif (3) pour les rendre peu odorants voire inodores. Les eaux usées du bassin tampon sont envoyées par trois pompes vers les prétraitements.
Les prétraitements sont composés d’un dégrilleur (4) et d’un déshuileur (6) / dessableur (5). Le dégrilleur permet de retenir les divers déchets amenés par les eaux usées (branches, canettes ...). Ces déchets seront ensuite emmenés au centre d'enfouissement de la Loge. Les graisses raclées en surface des eaux usées sont stockées dans une fosse puis sont conduites à la station d'épuration de Bressuire. Les sables extraits sont refoulés vers une vis de lavage. Les sables sont stockés dans une benne située en pied de vis.  Ces sables sont ensuite mis en décharge homologuée.

Après prétraitement, les eaux se déversent gravitairement dans le bassin d’aération (7), ouvrage rectangulaire, divisé en trois bassins :

  • une zone d’anaérobie, non aérée mais brassée,
  • une zone d’anoxie, non aérée mais brassée,
  • une zone aérée et non brassée.

station epuration detailCes trois zones assurent le traitement de la pollution carbonée et azotée. La sur-aération des boues dans le bassin d’aération provoque une nitrification biologique alors que dans la zone d’anoxie se produit une dénitrification biologique avec recirculation de la liqueur mixte qui est assurée par trois pompes immergées dans la zone en aération. La zone anaérobie permet le traitement biologique du phosphore. L’aération est assurée par des diffuseurs posés au fond du bassin alimentés par trois surpresseurs installés dans un local indépendant insonorisé.
Le traitement de la pollution phosphorée est assuré pour partie par voie biologique : environ 40 % par l’aération prolongée et 20 % dans la zone anaérobie. Le reste du phosphore est éliminé par voie physico-chimique, via l’injection de chlorure ferrique dans la zone d’anaérobie.
En sortie du bassin d’aération, les effluents sont dégazés avant de rejoindre le clarificateur (8). Ils sont composés d'un mélange d'eaux épurées et de boues. Le clarificateur crée un milieu calme permettant la décantation des boues et le rejet des eaux claires épurées vers le Thouet (9).
Les boues au fond du clarificateur sont extraites pour être soit recirculées vers la zone anaérobie du bassin d'aération, soit acheminées vers la filière de traitement des boues. Les boues non recirculées sont stockées dans deux silos. Elles sont gorgées d'eau et doivent être en partie déshydratées pour faciliter leur transport en vue de leur épandage. La déshydratation des boues est obtenue par centrifugation. Les boues séchées sont ensuite chaulées pour relever leur pH. Elles sont prêtes à partir pour l'aire de stockage avant leur valorisation agricole dans les champs.

Les matières de vidange issues des fosses septiques ou toutes eaux des systèmes d'assainissement non collectif sont apportées par les vidangeurs à la station d'épuration et ces matières rejoignent le cycle d'épuration des eaux usées.

station epuration bassin

 

 

Station d'épuration de Oiron
  • Mise en service en 1989.
Station d'épuration de Oiron

Les effluents issus des bourgs de Oiron et Leugny sont quasi exclusivement des eaux usées domestiques. Ils sont traités à la station d’épuration de Leugny. Il s’agit d’une petite station de type boues activées, dimensionnée pour épurer la pollution équivalente à 850 habitants.
Les eaux usées passent d'abord dans un dégrilleur pour retenir les déchets. Ces déchets sont ensuite amenés au centre d'enfouissement de la Loge. Les eaux usées sont ensuite acheminées vers un bassin d'aération. Les bactéries contenues dans les eaux usées prolifèrent grâce à l'oxygène injecté dans l'eau et dépolluent les eaux. L'eau obtenue est un mélange de boues (bactéries) et d'eau épurée. Elle transite par un clarificateur qui permet la décantation des boues au fond du bassin, tandis que l'eau épurée est rejetée dans le petit cours d’eau dit de « La Vallée des Clous », lequel traverse la plaine.
Les boues du clarificateur sont extraites et stockées dans deux silos. Elles seront ensuite valorisées en agriculture (épandage dans les champs).

 

Station d'épuration d'Orbé
step orbe

 

Les effluents issus d’Orbé sont quasi exclusivement des eaux usées domestiques. Ils sont traités sur une station d’épuration construite uniquement pour le bourg. Il s’agit d’une petite station de type filtres plantés de roseaux, dimensionnée pour épurer la pollution équivalente à 700 habitants. La station comporte deux systèmes distincts : le traitement principal et le traitement de finition.
Le traitement principal des eaux usées est assuré par des filtres plantés de roseaux à écoulement vertical. Cet étage de traitement est constitué de 3 filtres plantés en parallèle, alimentés par bâchées et fonctionnant en alternance. L’épuration s’effectue lors de l’écoulement vertical des eaux usées brutes à travers le massif filtrant constitué de granulats adaptés.
Les mécanismes épuratoires sont principalement physique (filtration, adsorption) et biologiques (dégradation bactérienne). Sur ce premier étage, les effluents perdent par filtration jusqu’à 90% de leurs matières en suspension (contre 50% par décantation classique). Le traitement biologique des matières organiques particulaires et dissoutes est assuré par des micro-organismes fixés sur le massif filtrant, sur les rhizomes des roseaux, ainsi que dans la couche de boues superficielle. L’apport d’oxygène nécessaire aux bactéries est principalement assuré par l’entraînement de l’air dans des cheminées d'aération dans le massif entre les bâchées.
Les boues retenues sont déshydratées et compostées sur place, grâce à l’action conjuguée des bactéries et des plantes. Les roseaux évitent le colmatage grâce aux tiges qui viennent percer les dépôts. Ils créent également des conditions favorables à la minéralisation des matières organiques retenues. Les eaux usées traitées passent ensuite dans le second système épuratoire : le traitement de finition.
Le traitement de finition est assuré par un ensemble de 3 filtres à sable plantés. Dans cet étage de traitement, les roseaux n’ont que peu d’influence sur les rendements épuratoires (pas de problème de colmatage avec les boues) mais permettent un meilleur entretien des filtres à sable.
Comme sur le premier étage, les filtres à sable fonctionnent en alternance et sont alimentés par bâchées. Ce deuxième étage permet d’affiner le traitement de la pollution dissoute (DCO, DBO), il permet également une bonne oxydation de l’azote ammoniacal par nitrification.

Les ions NH4+ sont en effet fixés sur le biofilm et oxydés pendant les phases de repos. Les nitrates sont ensuite lessivés au cours des premières bâchées d’une nouvelle phase d’alimentation.

Les eaux ainsi traitées sont infiltrées dans le sol en place par l’intermédiaire de 8 tranchées d’épandage.
Les boues issues du processus d’épuration seront vraisemblablement valorisées en agriculture mais l'extraction et l'épandage n'a lieu en moyenne que tous les 8 ans, donc pas avant 2013 pour la station d'Orbé.

 

Station d'épuration de Ligaine
  • Mise en service en 2006
     
    step ligaine

Les effluents issus de Taizé et Ligaine sont quasi exclusivement des eaux usées domestiques. Ils sont traités sur une station d’épuration construite uniquement pour le bourg. Il s’agit d’une petite station de type filtres plantés de roseaux, dimensionnée pour épurer la pollution équivalente à 400 habitants. La station comporte deux systèmes distincts : le traitement principal et le traitement de finition. Elle est construite sur le même modèle que celle d'Orbé.
Les eaux traitées sont ensuite rejetées au Thouet.
Les boues issues du processus d’épuration seront vraisemblablement valorisées en agriculture mais l'extraction et l'épandage n'a lieu en moyenne que tous les 8 ans, donc pas avant 2014 pour la station de Ligaine.

 

Station d'épuration de Fontenay
  • Mise en service en 2010

Station d'épuration Fontenay-Mauze Thouarsais

Les effluents issus de Fontenay sont exclusivement des eaux usées domestiques. Ils sont traités sur une station d’épuration construite uniquement pour le bourg. Il s’agit d’une petite station de type cultures fixées, dimensionnée pour épurer la pollution équivalente à 200 habitants. Les supports sur lesquels les bactéries se développent sont des disques qui sont mis en rotation, et sont tantôt immergés dans les eaux usées, tantôt émergés. Lorsque les bactéries sont à l'air libre, elles respirent et dégradent les substances polluantes dissoutes qu'elles ont absorbées dans les eaux usées. Grâce à ce processus, les eaux usées sont épurées, traitées et rejetées dans un fossé qui rejoint le ruisseau de Coulonges, affluent du Thouet.
Les boues qui sont fixées sur les supports sont extraites, puis récupérées pour être déshydratées sur la station de Sainte-Verge, pour ensuite être valorisées en agriculture.

 

Station d'épuration de Praillon/Maranzais
  • Mise en service fin 2011

La station, destinée à alimenter les villages de Praillon, sur la commune de Missé, et Maranzais, sur la commune de Taizé, est implantée le long de la route départementale, après le pont en direction de Missé.

La filière de traitement retenue est une filière biologique compacte sur culture fixée. Ce procédé de disques biologiques a été choisi pour la station de Fontenay, à Mauzé-Thouarsais.

La station est dimensionnée à 270 Equivalent/Habitants.

Pour compléter le dispositif de collecte des eaux usées, deux postes de refoulement ont été nécessaires.

Elle a fait l'objet d'aménagements soignés avec clôture, portail bois, petit bâtiment d'exploitation en bois, bosquet de graminés, et un maximum d'ouvrages enterrés.

Un chemin d'accès depuis la route départementale a également été créé

step praillon maranzais